livres

Vendredi 15 août 2008
L'histoire, ça a déjà été dit par un barbu du 19ème sièle se répète. Là, on adépassé la farce.

Pour voir que tout recommence et comprendre l'air du temps, un petit conseil de (re)lecture, Steinbeck et ses "Raisins de la Colère" .

 Pour le fonds musical, restons raccords, "The Ghost of Tom Joad" de Bruce Springsteen, album du milieu des années 90 (1995), mais que l'on peut adapter à l'air ambiant. Tout comme Springqteen réadaptait l'épopée de la famille Joad à la fin du 20 ème siècle.












Par Rébus
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Dimanche 6 juillet 2008
Pour un bloggeur, un forumeur, ou n'importe qui répondanrt à des commentaires sur des éditions internet de journaux ou autres, seposent à un moment la question de répondre sous soon vrai nom ou sous un pseudo.

Le coup du pseudo permet à des Elkabbach et consorts de tenter de mordre aux mollets ces vilanians blogggeurs sans déontologie, la déontologie d'Elkabbach, il l'a encore prouvée récemment étant pourtant à géométrie variable.

Bon, il y a des cas ou les bloggeurs utilisent leurs vrais noms, comme dans le cas de Marc Vasseur, ex député retiré ou de "gloires" du journalimse comme Apathie comptant sur leur notoriété pour attirer l'internaute et l'éblouir par l'intelligence de ses saillies (rein de sexuel là dedans), ce qui permet à Luc Mandret de lui répondre aussi sous son vrai nom sans risquer de se faire incendier pour lâche anonymat.

D'autre, tels que moi, pour des raisons personnellles, professionnelles parfois, nous réfugions, dissimulons voire nous réinventons derrière un pseudo. C'est surtout valable dans certains milieux quand vous tenez un blog politique. Quand dans votre profession (ou secteur) se trouve un majorité de sarkolâtres, il est plus simple pour ne pas risquer quelques menus tracas d'avoir recours à un pseudo et puis, cela permet de se réinventer comme le souligne DidierB. dans son article.

Lui, je suppose qu'il a simplement pris son prénom, accolé à son initiale, tout comme NicolasJ. Mais je peux me tromper.

 Votre avatar internetien, votre pseudo devient une nouvelle identité, on en arrive à faire le complexe de Peter Parker ne voulant pas révéler qu'il est Spiderman.

Schizo, le blogger ? Non, mais le pseudo devient une signature...Si demain, je signe de mon véritable nom pour Sarkobasta ou l'annexe, je perdrais fatalement des visites, même en gardant la même adresse, les gens se demanderont si c'est toujours le même qui écrit. Au style, on peut s'en rendre compte. Quoiqu'il en soit depuis quelque temps, je vis mes aventures internetiennes sous le pseudo de Rébus, c'est devenu une seconde nature.

Pourquoi ce pseudo ? Je n'en trouvais pas qui me convenait, j'ai cherché pas mal de trucs, depuis les diverses mythologies jusqu'au cinéma, héros de littératures ou de BD, rien ne venait.

Il se trouve qu'à ce moment, je lisais un livre de Ian Rankin, l'auteur de la série des inspecteur Rébus (prononcez le s). Comme j'adore le personnage, son côté bougon, quelque peu porté sur la bouteille (pas trop mon cas, sauf à l'occasion) accro total à la cigarette, tête de lard prononcée au point d'être toujours en butte à sa hiérarchie, obstiné comme un pittbull et aimant jouer les héros solitaires, grand amateur de rock qu'il écoute vautré dans un fauteuil à sa fenêtre, mis à part la différence d'âge et le commencement de bedaine de John Rébus, je me trouvais des affinités avec le personnage.

Rébus n'est pas un flic observateur scrupuleux de la loi, ce n'est pas non plus un vengeur, nettoyeur façon Monsieur Propre. Simplement, il a le cuir dur mais l'épiderme sensible et pour réparer ce qu'il considère comme des injustices, il n'hésite pas à foncer, tel l'éléphant dans le magasin de porcelaine, écrasant quelques pieds et froissant des susceptibilités et des égos, même chez ses amis. De plus, son sale caractère (et ça, je connais) lui a régulièrement fait louper les chances de promotion s'offrant à lui. 

Bref, un personnage attachant que je vous invite à découvrir si vous ne connaissez pas. (Il se trouve aussi que juste après, jécoutais les Bérus qui sont...l'anagramme de Rébus.

Voilà, j'ai fait lecture, liens et copinages, my life, et même musique dans le même article. Je me jette des fleurs virtuelles.

 On peut noter que chaque titre de Rankin est un titre de chanson tel Let It Bleed des Stones ou Hanging Garden  de Cure. Ce que l'on ne perçoit pas toujours dans les couvertures françaises. ces livres sont aussi une évocation cauchemardesques de l'Écosse et des ravages du chômage dûs à la déréglementation, et délocalisations tous azimuths. Mais bon, c'est pas mon blog politique ici.



Par Rébus
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Samedi 28 juin 2008
Bon, après les pérégrinations cindysandersienne, un peu de culture, ou de littérature en l'occurence ne fera pas de mal, en plus, j'avais parlé de cet article hypothétique sur Lunar Park à la création de ce blog. Donc, au boulot.

Pas évident, j'ai rendu le bouquin à la médiathèque il ya déjà quelques temps, du coup , pour les citations, ça ne va pas aider.

Alors, la trame du roman, Easton Ellis joue le coup de l'autobiographie matinée de fantastique, l'auteur et son double, le romancier confronté à la fois à ses personnages de fiction et à son double médiatique.

On retrouve Patrick Bateman, l'American Psycho en personne, tout au moins son ombre dans ce livre, et on en apprend ( moi, en tout cas je ne le savais pas )un peu plus sur la génèse de ce personnage dérangeant et dérangé. Si l'on vous dit, enfin c'est lui qui l'affirme, que Ellis s'est inspiré de son père pour créer Bateman, y a de quoi s'interroger.

 Mais on est dans la fiction. Tout au long du récit, Ellis brouille les lignes entre sa vie réélle, et l'autobio fabulée et fantasmée, la lardant de clins d'oeils fantastico gores sortis tout droit ou presque de "La Part des Ténèbres" de Stephen King.

La part fantastique de côté, Easton Ellis nous sort la génèse de l'écrivain, assorti du name dropping qui est sa marque de fabrique. Entre deux fêtes cocaïnées, on croise son "Toxic Twin" Jay Mac Inerney, des stars hollywoodiennes, le tout sur fond d'ascension médiatique du bonhomme.

Amusant de constater les similitudes entre le personnage de David Duchovny dans Californication et le véritable Brett Easton Ellis ; un David Duchovny d'ailleurs souvent cité dans ce livre et ami de l'écrivain. De là à penser que la série ait été quelque peu inspirée par le livre.

Pour l'écriture en elle même, Ellis le déclare dès le début, faisant une comparaison de l'intro de tous ses romans, il a voulu revenir à un style moins ampoulé, plus sec, nerveux, moins de figures de styles. Si l'écriture est plus sèche, plus fluide, elle n'en est pas moins toujours aussi efficace et reconnaissable.

À l'arrivée, contrairement à certains critiques, si je suis d'accord sur le côté fin de cycle de ce roman, l'écrivain démolissant lui même sa statue littéraire, je ne pense pas que Lunar Park soit le "plus grand roman" d'Easton Ellis, Glamorama était peut être très chargé, à tous les sens du terme, il reste ébouriffant même s'il est, volontairement ou non, confus et American Psycho reste l'oeuvre marquante du bonhomme. Il n'en reste pas moins que ce livre reste un très bon livre (bon, j'ai pas trop aimé la fin mais ça c'est perso), fin et roublard. Une lecture à conseiller
Par Rébus
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